17.05.2007
Pour le mouvement, pour la démocratie
Mes chers concitoyens,
Il y a quelques années de celà, au tout début de ma vie d'électeur,
j'étais passionné par la politique. J'avais même pris ma carte dans un
parti, le RPR. Je n'étais ni gaulliste de droite, ni gaulliste de
gauche, mais gaulliste... du centre ? Je me retrouvais en effet dans des
valeurs mélant économique (l'entreprise créatrice d'emplois et de
richesses), social (l'homme au centre d'une société juste et solidaire,
l'interventionnisme nécessaire pour lisser les effets pervers du
capitalisme), historique (une certaine idée de la France et de sa place
dans le monde). Bref, la troisième voie, ni à droite, ni à gauche. Nous
venions de vivre le premier septennat mitterrandien, avec une gauche
arrogante, trop idéologique pour être réaliste, et finalement loin du
peuple ; l'alternative UDF me paraissait une alliance contre nature
entre les idées du centre et celles des ultra-libéraux du Parti Républicain.
Le RPR oubliant de plus en plus sa ligne sociale, son glissement
progressif vers l'UMP parti de rassemblement des conservateurs et
ultra-libéraux, le renforcement de la bipolarisation marquée entre
droite et gauche, sans choix différent possible, ont émoussé mon intérêt
non pas pour la vie politique, mais pour le débat politique tel qu'on
nous l'imposait. Mis à part quelques sursauts (séguiniste notamment),
nous entrions dans un système de pensée unique, validé par les élites, à
commencer par les médias. Un débat droite-gauche, pour-contre, de grands
discours manichéens. Et puis, finalement, à l'épreuve des faits, c'est à
dire du pouvoir, toujours les mêmes idées, toujours les mêmes têtes...
et finalement la même manière de gouverner, avec la même propension à
augmenter les dépenses publiques pour satisfaire des revendications
catégorielles exprimées soit dans la rue soit dans l'antichambre des
cabinets ministériels ou du parlement. Bref, l'organisation d'une
faillite généralisée de l'Etat, tout en ne faisant même pas le bonheur
du peuple.
Après la claque de 2002, 2007 a été l'occasion d'un sursaut
démocratique. D'une part avec une participation très forte des Français,
qui ont fait mentir le postulat selon lequel ils ne s'intéressaient pas
à leur avenir. D'autre part avec l'émergence d'une révolution orange,
d'un véritable nouveau discours, crédible, économiquement viable
(rappelons que le coût des principales promesses des candidats de l'UMP
et du PS a été évalué à autour de 60 milliards d'euros pour l'un comme
pour l'autre) et soutenu par une vague populaire immense. Et ce,
alors que les principaux médias, comme les candidats de l'UMP et du PS,
ont tout fait pour bipolariser l'élection (crainte du retour de le Pen,
pression sur le vote utile, tir groupé du PS et de l'UMP sur François
Bayrou au premier tour...).
Tout comme beaucoup de Français, je me mets à croire de nouveau qu'une
"troisième voie" existe, et que mener une autre politique est possible.
Aujourd'hui le nouveau Président de la République prend ses fonctions.
Il n'a pas fallu attendre ce jour pour que, déjà, circule une polémique
autour d'une suspiscion de censure, ou d'auto-censure, de la presse sur
une affaire concernant sa famille.
Aujourd'hui le parti socialiste - comme toujours - se déchire sur sa
défaite et poursuit ses guerres de courants et d'éléphants inamovibles,
sans - comme toujours - se remettre en cause.
Aujourd'hui certains manoeuvrent en sous-main pour tenter de récupérer
l'élan créé lors du premier tour et pour maintenir le paysage politique
français en l'état, pour que surtout rien ne change.
Aujourd'hui comme des dizaines de milliers de Français qui ont cru dans
le "projet d'avenir" de François Bayrou, je confirme mon choix d'adhérer
au nouveau Mouvement Démocrate.
Arnaud (nonoziel sur bayrou.fr)
(Témoignage reçu sur quaidesfrancaislibres@laposte.net)
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